Historique du village


L’ancien nom de Mas Saintes Puelles était Recaudum.
Le changement de nom date de l’époque où deux jeunes filles (puellae en latin) converties au christianisme, recueillirent le corps martyrisé de Saint Sernin, le 1er évêque de Toulouse au IIIème siècle, pour lui donner une sépulture chrétienne. Elles furent flagellées et bannies de Toulouse par l’autorité romaine et se réfugièrent chez leurs parents à Recaudum. On les appela les Saintes Puelles du Mas et le village prit leur nom. Après une vie de prière, elles furent enterrées près de l’église. Leurs reliques sont conservées dans le choeur de l’église et la fête du village en octobre est sous leur patronage.

L’autre patron de l’église est Saint Pierre de Nolasque, natif du village et riche marchand, il rachetait les captifs chrétiens pris par les musulmans. Il fonda l’Ordre de la Merci en 1218 et fut canonisé en 1629.

La société de secours mutuel créée en 1852 a porté son nom et elle est fêtée chaque année le dernier dimanche de janvier.

Au Moyen Age, on note une forte implantation cathare avec la famille Raimond del Mas et Garsende devenue veuve et parfaite.

En 1242, la chevauchée cathare menée par des seigneurs languedociens partit de Montségur, le chevalier Jordan du Mas et un autre chevalier de Quiders se joignirent à eux.

Ils firent une étape au château d’Antioche (actuellement château La Tour) et allèrent à Avignonet massacrer les Inquisiteurs.

En 1355, le Mas fut pillé et brûlé par les troupes du Prince Noir. De 1573 à 1586, pendant les guerres de religions, le village fut occupé par les protestants. Au lieu-dit La Planque, Henri de Navarre et Catherine de Médicis y eurent une entrevue secrète. En 1622, le Mas est brûlé une deuxième fois par l’armée de Louis XIII sur ordre du Parlement de Toulouse à cause de troubles sur le chemin français.

Le combat de Souilhe en 1627 fut marqué par la défaîte des troupes protestantes qui se replièrent à Mazères en empruntant le chemin des Huguenots. De 1667 à 1681, le village a été le siège d’importants travaux pour la construction du Canal du Midi.


Pierre Paul Riquet installa son cabinet de travail au domaine de Barrié. Au cours de la Révolution Française, la commune prit provisoirement le nom de Mas Union. Plusieurs fois détruit, le Mas a su renaître de ses cendres et montrer une grande volonté d’exister.